Interview de Juan Carlos Asensio
Q. – Quelle est votre opinion sur les autres races des îles, comme le Ca de Bou, le Ca de Bestiar, le Bardino Majorero, etc… ?
A. – C’était des chiens très durs et fonctionnels, vraiment des chiens fantastiques, mais je me dis qu’ils ont perdu toutes ces qualités pour lesquelles ils ont été créés, et nous retournons à ce que j’ai dis précédemment, ils ressemblent à leurs ascendants mais ils ont perdu leur fonctionnalité. Prenons en compte, par exemple, le Majorero, il pouvait garder des semaines un troupeau sans que quiconque vienne lui donner à manger, il devait être un chien très fort pour endurer son travail avec un régime aussi spartiate. Les majoreros ont été sélectionnés naturellement, les plus faibles mourraient, même s’il en reste très peu aujourd’hui, le peu qui subsiste garde les caractéristiques propres à la races, ce qui en fait son essence. Je porte spécialement l’attention sur le fait, que dans les expositions spéciales des races espagnoles, célébrées dans l’Escorial, nous ne voyons jamais de Majoreros qui est pourtant une race emblématique. A chacun de tirer ses propres conclusions.
Quant au déclin de l’American pitbull terrier, les chiens ont toujours combattu, par simple distraction (les bergers faisaient combattre leurs matins, les mineurs leurs pits en Irlande et en Angleterre, les cochers leurs bouledogues Français en France, les Canariens leurs perros de presa, etc…) et encore aujourd’hui, seulement pour voir qui est le plus fort. Ce phénomène se produit dans les parcs, mais si il y a un pitbull concerné dans une seule de ces bagarres, les médias prendront possession de l’information, à moins que ce soit les chiens des autres races, quelles qu’elles soient, qui sortent victorieux des combats. Tout ceci va de pair avec les décérébrés qui lâchent leurs chiens, toujours plus puissants, sur une personne se promenant tranquillement dans la rue avec son chien ; et avec toutes les campagnes réalisées contre cette race, bien que beaucoup de personnes la nient comme telle, qui est incluse dans le groupe des Terriers. Pour finir, elle deviendra une race hors la loi, et il sera difficile d’acquérir un Pitbull, Je ne crois pas qu’ils réussiront à la faire disparaître quand même.
A. – (il pense un moment). Mes chiens sont différents, ils resteront connus comme les chiens d’Atlas Asio, qui auront gardé le caractère des presas.
Nos mercis vont à Gabi de « Iron Bull" pour avoir rendu cette entrevue possible, ainsi qu’au restaurant "El Manjar de Tlamanca" pour nous avoir laissé occuper les lieux, à Raquel et à Toni pour leur collaboration.